Par grand froid, sous le brouillard épais de Rosny, loin de leur nid, les condors sont descendus en plein vol par les gendarmes et quittent le challenge valentine malgré une belle prestation offensive (score final 7-4). 

Diminuée par les blessures, la volée Condor n'est composée que de onze rapaces pour cette migration vers l'est banlieusard, bien soutenue par Lotfi, blessé mais prêt à assurer la touche pour l'équipe.  Les Condors ne sont même que dix au coup d'envoi, Stéphane ayant été victime d'un sabotage de réveil douteux. Finalement, Stéphane arrive en taxi juste à temps. 

L'équipe est ainsi composée : Morgan – Steph, Charles, Matt Copper, Xavier – Ludo, Ben – Dédé, Pierre, Coach – Humbert. Comme d'habitude, la formation est inédite pour ce match de coupe. 

Le match commence bien. Après un bon pressing collectif, Dédé "El Moreno", pourtant bien pâle, hérite du ballon devant le gardien adverse qu'il trompe du pieds droit, le gardien (de la paix) ne pouvant qu'effleurer le cuir. 0-1 pour les Condors chanceux. 

Les Condors ont par trois fois la possibilité d'ouvrir le score, par Humbert (frappe molle du gauche sur une belle ouverture de Ben, bien captée par le gardien puis lob raté) et Dédé (seul devant le but mais frappe arrêtée par le gardien). 

Puis c'est un peu la débandade. Sur deux coups de pieds arrêtés consécutifs, leur grand défenseur numéro 5 des képis balaie la défense condor pour inscrire deux buts de la tête. Puis les gendarmes augmentent l'écart sur un penalty douteux. La mi-temps est sifflée sur le score de 3-1. 

L'espoir renaît lorsque Ludo propulse un bon coup de pieds arrêté vers la surface, lequel est bien repris par Humbert qui, d'une tête puissante et lointaine (bien aidé certes par le gardien gendarme inerte car emmitouflé dans son écharpe et frigorifié), réduit le score à 3-2. 

C'est alors un festival offensif. sur un nouveau coup de pieds arrêté, c'est encore le défenseur gendarme numéro 5 qui prend le dessus de la tête sur Dédé pour exécuter Morgan. C'est le coup du képi !  Les Condors sont alors menés 4-2. Sur un bon contre, Dédé réduit à nouveau la marque. 4-3. Les gendarmes creusent à nouveau l'écart 5-3. Monté dans la surface sur un bon coup franc, Charles dévie du tibia l'ouverture de Ludo dans le but gendarme vide, réduisant la marque. 5-4. 

Le match monte en intensité. Les Condors croient pouvoir accrocher les prolongations. C'est sans compter sur la révolte des gendarmes, lesquels, rudes comme dans un interrogatoire de garde à vue, font des fautes et volent dans les plumes des Condors. Ambiance coups de dictionnaire dans la gueule. 

Les képis clouent alors définitivement le bec des condors en marquant trois fois d'affilée sur de belles actions collectives. Un véritable peloton d'exécution. Le coup de sifflet retenti dans un silence de mort. Les volatiles sont abattus. Score final 7-4. La coupe valentine ne sera pas Rapace cette année. Peu importe, la priorité c'est le championnat; et nous sommes de toute façon reversés en coupe NMPP, un nouvel objectif. 


Citations : 

Stéphane : "je suis sûr que ma copine a volontairement éteint le réveil pour pas que je vienne jouer". 

Dédé : "putain, le numéro 5. J'étais sûr d'être devant lui sur ses trois têtes". 

Humbert : "c'est dur quand le défenseur central adverse marque un triplé"

Charles : "c'est match de coupe les mecs, il faut gagner, je monte sur toutes les actions" 

Pierre : 'difficile la reprise"

Jean-Nico : "la voilà la tête la plus lente de l'histoire! pire que les miennes!" 

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Hachette Haché menu

17 octobre 2011

Une victoire patiente des Condors sur des éditeurs en demi-teinte au stade mythique Suzanne Lenglen, ternie par une hécatombe de blessures.

Les Condors ont à coeur de bien faire dans ce match où ils reçoivent Hachette, équipe invaincue cette année, qui, d'une part, est leader du championnat; d'autre part, leur a causé pas mal de soucis dans le passé (on se rappelle d'un certain pénalty manqué face à eux la saison dernière, lequel a marqué le tournant de la saison…).

Jean-Coach, sans doute un peu fatigué de sa soirée de la veille, aligne une équipe totalement inédite, qui plus est sans respecter la sacro-sainte règle du "dernier arrivé sur la touche".  Ainsi, certains retardataires se trouvent titulaires dans un 4-2-3-1 étonnant : Morgan (jusqu'ici tout va bien) – Roberto, Xavier, LOUIS, la Suisse – Ben (cap.), Ludo – Dédé, Romain, Stéphane – Laurent. Ce sont donc les grands débuts de Louis en défense centrale. Un choix qui va s'avérer payant. Jean-Nico, peiné par une une fin de soirée sûrement agitée ("j'ai un peu mal vers le pubis") prends la touche, lieu où l'arbitre moustachu lui impose de rester au moins une mi-temps complète.

Les Condors perdent malheureusement le tirage au sort de l'arbitre moustachu, lui même retardataire, et se retrouvent donc aveuglés en début de match par une lumière de lever du jour perçante. A croire que Captain Ben a la poisse dans cet exercice.  Lolo, profitant du beau soleil, négocie avec l'arbitre de faire la photo officielle, puis le match commence, avec un peu de retard. 

Les rapaces peinent à rentrer dans leur match et subissent les assauts continus d'Hachette, équipe plutôt fière de son classement inespéré compte tenu de son niveau. Leur numéro 10 chauve renverse fréquemment le jeu et fait tourner en bourrique certains Condors, comme empêchés de courir par leurs ailes de géants. A la dixième minute, Hachette ouvre le score, malgré une faut honteuse sur Morgan. Alors que le gardien ailé protège le Nid en repoussant avec application un centre tir hasardeux venu de la droite, un attaquant éditeur se jette et pousse le ballon au fond des filets, bousculant au passage violemment Morgan et lui cassant les oeufs. L'arbitre moustachu, très loin de l'action, valide paradoxalement le but, sous les huées du banc. 0-1. Morgan reste alors quelques minutes pantois dans le but, et semble gravement touché au bras. Il se relève finalement, et l'engagement est donné. 

Un moment aussi court que funeste s'ouvre alors. Quelques secondes plus tard en effet, Romain "le Pompier" demande à sortir sur claquage. Humbert prend alors sa place. Quelques secondes plus tard, Laurent s'écroule de douleur sur une remontée de balle dangereuse. Touché à la cheville, il cède sa place à Olive "Prési" Essienne, dont c'est le grand retour sur les terrains. Quelques secondes plus tard, et alors qu'il rentrait bien dans son match, "Prési" s'écroule à son tour, touché, à son tour, à la cheville, et ayant "entendu quelque chose craquer". En une poignée de secondes, les Condors se cassent les ailes. Ils sont contraints de jouer à 10 jusqu'à la fin de la mi-temps, l'arbitre moustachu interdisant aux arbitres de touche de faire moins d'une mi temps complète.  

Pourtant, l'équipe tient bien. Louis "Sakho" Solanet organise avec Xavier une défense d'une solidité inégalée. Présente dans les contacts, coupant les ballons, relaçant de manière astucieuse, jamais dépassée, la charnière centrale des Condors impose une cadence folle à toute l'équipe. Louis crie sans relâche sur tout le monde, replace ses partenaires, réprimande de manière positive même les attaquants lointains. Une prestation de haute volée qui maintient la volée de rapaces inviolée jusqu'à la fin du temps en infériorité numérique. 

Le score est donc de 1-0 pour Hachette à la mi-temps, mais l'orage est passé et les ailes condors ont bien résisté aux turbulences du jeu à 10 contre 11. Un copain de Romain  et Ludo venu en spectateur accepte de faire la touche en deuxième  mi-temps. 

La deuxième mi-temps démarre sur un autre rythme. Hachette en perd son latin. De beaux mouvements s'organisent entre Dédé, la Suisse, Roberto, Ben et Humbert, freinés parfois par des talonnades aériennes mais approximatives de Stéphane "la rousserolle" (bit.ly/o8MYrm) Rousselet. Un bon mouvement perso de Jean-Nico sur la droite bute sur les jambes de Dédé et le ballon est renvoyé sur Humbert dans la surface. Il frappe en force et envoie la balle si haut qu'elle manque de justesse l'héliport situé derrière le terrain. Au rugby, ce serait une magnifique transformation. Au foot, c'est une action vendangée…  Pas grave, la domination est du côté des condors. 

Sur une belle récupération de Ludo, Roberto "Carlos" Buquicchio hérite du ballon sur son aile droite après une belle montée. Apercevant une "nuée d'orange et noir" devant lui, il lance une passe à raz de terre. La passe est vite contrôlée par Captain Ben, lequel glisse le ballon sur la gauche du gardien barbu Hachette, très remarqué pour ses sorties suicidaires. C'est enfin l'égalisation ! 1-1. Le moral est désormais dans les chaussettes d'Hachette. 

Les joueurs de la maison d'édition commencent à se crisper, à être plus violents, et à contester systématiquement toute les décisions de moustache (ce qui a le don de l'agacer). Le moustachu au sifflet désormais facile met alors un carton de la même couleur que son maillot (jaune) au gardien suicidaire pour un acte d'anti-jeu. L'homme en jaune offre à chaque contestation d'Hachette un coup franc indirect aux Condors, ce qui est assez généreux de sa part, et permet aux condors de se créer des occasions gratuites. 

Le temps passe. Un corner rentrant de Ludo manque de rentrer sous la barre, mais il est bien dévié par le gardien suicidaire. Rebelote, mais cette fois le corner est raté. L'arbitre ordonne pourtant de le tirer à nouveau. En effet, sur le bord de la touche, une équipe aux couleurs de l'OGC Nice ou Milan AC (rayures noires et rouges) réclame bruyamment le terrain : "nous avons le terrain à onze heures", ce qui provoque un pugilat entre le capitaine bavard d'Hachette, l'arbitre moustachu et les squatteurs rouges et noirs.  Une fois la situation dissipée par moustache ("vous ne jouerez que quand le match sera terminé, il reste 20 minutes de jeu, etc"), Ludo arme à nouveau un corner. Surgissant tel un aiglon au deuxième poteau, Jean-Nicoach surprend tout le monde et glisse une tête à bout pourtant dans le but adverse. Cette tête est non seulement encore plus lente que celle de la semaine dernière, mais en plus marquée du bras. Jean-Nico observe attentivement l'arbitre, lequel, n'ayant pas vu le "brazo de dios", valide le but. Les Condors prennent l'avantage et mènent désormais 2-1 ! ! Magique. 

La fin de la mi-temps est marquée par le siège de la défense condor, laquelle tient merveilleusement, sous l'impulsion de Louis "Sakho" Solanet. Ce dernier lit les intentions des attaquants d'Hachette comme dans un livre et ne laisse rien passer. Il en fait du hachis parmentier. Le score en reste là. Hachette est haché menu, les Condors sont vainqueurs dans leur Nid. L'éclosion du duo Louis / Xavier en défense centrale est un nouveau casse tête pour Jean-Nicoach. Il va être dur de s'en passer. 

Belle victoire des oiseaux latino-américains qui recollent au classement, désormais à un petit point seulement de leur adversaire du jour, resté leader. Les commentateurs optimistes rappellent que l'équipe est invaincue en quatre matchs de championnat et que la saison commence sous les meilleurs hospices. Les commentateurs pessimistes s'alarment sur le nombre de Condors à l'infirmerie. 

Citations : 

Jean-Nico : "J'ai encore marqué de la tête, euh, de l'épaule (du bras NDLR), c'est fou!"

Captain Ben : "un but d'avant centre les gars vous trouvez pas ça dingue?  Je veux jouer avant centre maintenant moi? T'as vu, une montée, un but" 

Ludo : "on pourrait monter plus avec Ben mais on se concentre sur le travail défensif" 

Olive "Prési" Essienne : "ça a craqué les mecs, ça a craqué. Pile le jour de mon retour"

Roberto Carlos : "bon match, je retrouve des sensations"

Humbert : "Louis a été énorme, à replacer tout le monde. Il arrivait même à me rappeler à l'ordre depuis l'autre bout du terrain". 

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SFR brise les ailes du rêve Orange et Noir

13 octobre 2011

Sur un terrain stabilisé sablonneux et lointain, les Condors ont pratiqué un football champagne en début de première mi-temps avant de prendre l’eau juste avant la mi-temps.

Tout commence comme dans un rêve.

Comme dans un rêve, tout le monde a trouvé le terrain, pourtant isolé au fond d’une forêt lugubre.

Comme dans un rêve, un arbitre professionnel a la charge de veiller au bon déroulement du match. Personne chez les Condors n’avait vu d’arbitre aussi sérieux de toute leur carrière, sauf la Suisse pour qui « c’est toujours comme ça chez lui ». Ainsi, à l’image de ce qui se fait en ligue des champions, il impose très vite un rituel de serrage de mains cérémonieux aux deux équipes. Tous les joueurs vont alors respectueusement serrer la pince de leurs adversaires. Aucun Condor ne sort ses griffes. Les rapaces croient entendre  (ou fredonnent) l’hymne de la plus prestigieuse des compétitions européennes. Un hymne qui se marie d’ailleurs très bien avec la description du début de la première mi-temps http://www.youtube. com/watch?v=w5Z-XslFYEw.
Comme dans un rêve, les nouveaux maillots condors Orange et Noir sont en laine mais très stylés.

Comme dans un rêve un peu fou, Andres « Dédé » Moreno ouvre la marque très rapidement sur un coup franc lointain. Tellement fou que c’est dur à croire. Et pourtant, contre toute attente, c’est bien Andres, qui, très rapidementouvre la marquesur un coup franclointain. Tout dans cette phrase est tellement dingue que c’est dur à écrire. Certes, le petit gardien de SFR a bien aidé sa frappe un peu molle à rentrer. Au final, Dédé ouvre effectivement la marque très rapidement sur un coup franc lointain. 0-1.

Comme dans un rêve, Antoine Dub est venu jusqu’à Meudon supporter les condors avec sa petite famille. Olive « Prési » Essienne fait la touche alors que nous ne somme que 11 aptes à jouer.

Comme dans un rêve, Humbert double la mise sur un but de génie, prouvant que son numéro de maillot lui va comme un gant. A la suite d’un joli mouvement en triangle Stéphane – Jean-Nico – Ben, Captain Ben se trouve entouré de plusieurs défenseurs à l’entrée de la surface. Après une petite feinte de frappe, il décale le nouveau numéro 10 condor, qui, de l’extérieur de la surface, décoche une balle en cloche piquée qui vient mourir sous la barre. Le petit gardien d’SFR va chercher le ballon au fond de ses filets, dégoûté. Ce but est immédiatement placé unanimement sur la liste des plus beaux buts de l’histoire rapace, en compagnie du retourné merveilleux de Stéphane la saison dernière et de la frappe phénoménale de Olive « Prési » « Essien » Essienne pour le (soi disant) 100ème but condor. 0-2.

Comme dans un rêve, tout le monde est dans son match. Des dégagements autoritaires de Charles, aux une-deux ambitieux de Romain et Laurent, en passant par les talonnades d’Humbert, les fautes de Dédé, les remises de Jean-Nico, les interventions autoritaires de Stéphane face aux gris gris des avants d’SFR, les touches du petit Suisse ou les dribbles de Captain Ben; tout y est.

Comme dans un rêve, Jean-Nicoach vient creuser encore plus l’écart de la tête sur un corner très bien tiré par Stéphane. Coach Jeannot se hisse au ralenti au dessus de la mêlée et parvient à placer la tête piquée la plus lente de l’histoire du football sur la gauche du petit gardien de SFR. Merveilleux ! Comme dans un rêve, Jean-Nico est désormais meilleur buteur de la saison (comme il a été entendu dans le vestiaire, « personne ne le sort du terrain au bout de 10 minutes de jeu, lui »…). 0-3.

Comme dans un rêve, après un début de match de haut niveau, les condors mènent 3-0 sur les terres des troupes télécoms à la trentième minute!

Malheureusement, l’édifice solide construit par le jeu de gala rapace s’écroule assez rapidement comme un château de cartes, et tout finit comme dans un cauchemar.

Comme dans un cauchemar, un cafouillage dans notre surface après un corner discutable se termine par un but à bout portant d’un attaquant télécom. 1-3

Comme dans un cauchemar, les nouveaux maillots condors Orange et Noirs très stylés ont des coutures intérieures qui déchirent les tétons des rapaces.

Comme dans un cauchemar le ton commence à monter entre des rapaces dépités, Jean-Nico essayant de remotiver ses troupes, mais les prenant à rebrousse-plume.

Comme dans un cauchemar, une frappe à raz de terre lointaine roule jusqu’au poteau gauche de Morgan, resté près de son poteau droit. 2-3

Comme dans un cauchemar, SFR égalise. 3-3 juste avant la mi-temps.

Comme dans un rêve, les Condors obtiennent un penalty généreux pour une main dans la surface; mais comme dans un cauchemar le penalty de Romain n’est pas cadré.

Comme dans un cauchemar, l’arbitre siffle la fin du match avant que nous puissions inscrire le but vainqueur.

Les Condors quittent donc le terrain sablonneux « copacabana » sur un match nul 3-3, les tétons martyrisés par les coutures bizarres des nouveaux maillots, et perdent à nouveau 2 points sur un manque de sérieux défensif collectif. C’est rageant mais au final, les rapaces ramènent de Meudon un bon match nul à l’extérieur. Encourageant pour la suite de la saison.


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