Les condors fusillés sans sommation par les gendarmes de Rosny

28 octobre 2011
par humbert

Par grand froid, sous le brouillard épais de Rosny, loin de leur nid, les condors sont descendus en plein vol par les gendarmes et quittent le challenge valentine malgré une belle prestation offensive (score final 7-4). 

Diminuée par les blessures, la volée Condor n'est composée que de onze rapaces pour cette migration vers l'est banlieusard, bien soutenue par Lotfi, blessé mais prêt à assurer la touche pour l'équipe.  Les Condors ne sont même que dix au coup d'envoi, Stéphane ayant été victime d'un sabotage de réveil douteux. Finalement, Stéphane arrive en taxi juste à temps. 

L'équipe est ainsi composée : Morgan – Steph, Charles, Matt Copper, Xavier – Ludo, Ben – Dédé, Pierre, Coach – Humbert. Comme d'habitude, la formation est inédite pour ce match de coupe. 

Le match commence bien. Après un bon pressing collectif, Dédé "El Moreno", pourtant bien pâle, hérite du ballon devant le gardien adverse qu'il trompe du pieds droit, le gardien (de la paix) ne pouvant qu'effleurer le cuir. 0-1 pour les Condors chanceux. 

Les Condors ont par trois fois la possibilité d'ouvrir le score, par Humbert (frappe molle du gauche sur une belle ouverture de Ben, bien captée par le gardien puis lob raté) et Dédé (seul devant le but mais frappe arrêtée par le gardien). 

Puis c'est un peu la débandade. Sur deux coups de pieds arrêtés consécutifs, leur grand défenseur numéro 5 des képis balaie la défense condor pour inscrire deux buts de la tête. Puis les gendarmes augmentent l'écart sur un penalty douteux. La mi-temps est sifflée sur le score de 3-1. 

L'espoir renaît lorsque Ludo propulse un bon coup de pieds arrêté vers la surface, lequel est bien repris par Humbert qui, d'une tête puissante et lointaine (bien aidé certes par le gardien gendarme inerte car emmitouflé dans son écharpe et frigorifié), réduit le score à 3-2. 

C'est alors un festival offensif. sur un nouveau coup de pieds arrêté, c'est encore le défenseur gendarme numéro 5 qui prend le dessus de la tête sur Dédé pour exécuter Morgan. C'est le coup du képi !  Les Condors sont alors menés 4-2. Sur un bon contre, Dédé réduit à nouveau la marque. 4-3. Les gendarmes creusent à nouveau l'écart 5-3. Monté dans la surface sur un bon coup franc, Charles dévie du tibia l'ouverture de Ludo dans le but gendarme vide, réduisant la marque. 5-4. 

Le match monte en intensité. Les Condors croient pouvoir accrocher les prolongations. C'est sans compter sur la révolte des gendarmes, lesquels, rudes comme dans un interrogatoire de garde à vue, font des fautes et volent dans les plumes des Condors. Ambiance coups de dictionnaire dans la gueule. 

Les képis clouent alors définitivement le bec des condors en marquant trois fois d'affilée sur de belles actions collectives. Un véritable peloton d'exécution. Le coup de sifflet retenti dans un silence de mort. Les volatiles sont abattus. Score final 7-4. La coupe valentine ne sera pas Rapace cette année. Peu importe, la priorité c'est le championnat; et nous sommes de toute façon reversés en coupe NMPP, un nouvel objectif. 


Citations : 

Stéphane : "je suis sûr que ma copine a volontairement éteint le réveil pour pas que je vienne jouer". 

Dédé : "putain, le numéro 5. J'étais sûr d'être devant lui sur ses trois têtes". 

Humbert : "c'est dur quand le défenseur central adverse marque un triplé"

Charles : "c'est match de coupe les mecs, il faut gagner, je monte sur toutes les actions" 

Pierre : 'difficile la reprise"

Jean-Nico : "la voilà la tête la plus lente de l'histoire! pire que les miennes!" 

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Hachette Haché menu

17 octobre 2011
par humbert

Une victoire patiente des Condors sur des éditeurs en demi-teinte au stade mythique Suzanne Lenglen, ternie par une hécatombe de blessures.

Les Condors ont à coeur de bien faire dans ce match où ils reçoivent Hachette, équipe invaincue cette année, qui, d'une part, est leader du championnat; d'autre part, leur a causé pas mal de soucis dans le passé (on se rappelle d'un certain pénalty manqué face à eux la saison dernière, lequel a marqué le tournant de la saison…).

Jean-Coach, sans doute un peu fatigué de sa soirée de la veille, aligne une équipe totalement inédite, qui plus est sans respecter la sacro-sainte règle du "dernier arrivé sur la touche".  Ainsi, certains retardataires se trouvent titulaires dans un 4-2-3-1 étonnant : Morgan (jusqu'ici tout va bien) – Roberto, Xavier, LOUIS, la Suisse – Ben (cap.), Ludo – Dédé, Romain, Stéphane – Laurent. Ce sont donc les grands débuts de Louis en défense centrale. Un choix qui va s'avérer payant. Jean-Nico, peiné par une une fin de soirée sûrement agitée ("j'ai un peu mal vers le pubis") prends la touche, lieu où l'arbitre moustachu lui impose de rester au moins une mi-temps complète.

Les Condors perdent malheureusement le tirage au sort de l'arbitre moustachu, lui même retardataire, et se retrouvent donc aveuglés en début de match par une lumière de lever du jour perçante. A croire que Captain Ben a la poisse dans cet exercice.  Lolo, profitant du beau soleil, négocie avec l'arbitre de faire la photo officielle, puis le match commence, avec un peu de retard. 

Les rapaces peinent à rentrer dans leur match et subissent les assauts continus d'Hachette, équipe plutôt fière de son classement inespéré compte tenu de son niveau. Leur numéro 10 chauve renverse fréquemment le jeu et fait tourner en bourrique certains Condors, comme empêchés de courir par leurs ailes de géants. A la dixième minute, Hachette ouvre le score, malgré une faut honteuse sur Morgan. Alors que le gardien ailé protège le Nid en repoussant avec application un centre tir hasardeux venu de la droite, un attaquant éditeur se jette et pousse le ballon au fond des filets, bousculant au passage violemment Morgan et lui cassant les oeufs. L'arbitre moustachu, très loin de l'action, valide paradoxalement le but, sous les huées du banc. 0-1. Morgan reste alors quelques minutes pantois dans le but, et semble gravement touché au bras. Il se relève finalement, et l'engagement est donné. 

Un moment aussi court que funeste s'ouvre alors. Quelques secondes plus tard en effet, Romain "le Pompier" demande à sortir sur claquage. Humbert prend alors sa place. Quelques secondes plus tard, Laurent s'écroule de douleur sur une remontée de balle dangereuse. Touché à la cheville, il cède sa place à Olive "Prési" Essienne, dont c'est le grand retour sur les terrains. Quelques secondes plus tard, et alors qu'il rentrait bien dans son match, "Prési" s'écroule à son tour, touché, à son tour, à la cheville, et ayant "entendu quelque chose craquer". En une poignée de secondes, les Condors se cassent les ailes. Ils sont contraints de jouer à 10 jusqu'à la fin de la mi-temps, l'arbitre moustachu interdisant aux arbitres de touche de faire moins d'une mi temps complète.  

Pourtant, l'équipe tient bien. Louis "Sakho" Solanet organise avec Xavier une défense d'une solidité inégalée. Présente dans les contacts, coupant les ballons, relaçant de manière astucieuse, jamais dépassée, la charnière centrale des Condors impose une cadence folle à toute l'équipe. Louis crie sans relâche sur tout le monde, replace ses partenaires, réprimande de manière positive même les attaquants lointains. Une prestation de haute volée qui maintient la volée de rapaces inviolée jusqu'à la fin du temps en infériorité numérique. 

Le score est donc de 1-0 pour Hachette à la mi-temps, mais l'orage est passé et les ailes condors ont bien résisté aux turbulences du jeu à 10 contre 11. Un copain de Romain  et Ludo venu en spectateur accepte de faire la touche en deuxième  mi-temps. 

La deuxième mi-temps démarre sur un autre rythme. Hachette en perd son latin. De beaux mouvements s'organisent entre Dédé, la Suisse, Roberto, Ben et Humbert, freinés parfois par des talonnades aériennes mais approximatives de Stéphane "la rousserolle" (bit.ly/o8MYrm) Rousselet. Un bon mouvement perso de Jean-Nico sur la droite bute sur les jambes de Dédé et le ballon est renvoyé sur Humbert dans la surface. Il frappe en force et envoie la balle si haut qu'elle manque de justesse l'héliport situé derrière le terrain. Au rugby, ce serait une magnifique transformation. Au foot, c'est une action vendangée…  Pas grave, la domination est du côté des condors. 

Sur une belle récupération de Ludo, Roberto "Carlos" Buquicchio hérite du ballon sur son aile droite après une belle montée. Apercevant une "nuée d'orange et noir" devant lui, il lance une passe à raz de terre. La passe est vite contrôlée par Captain Ben, lequel glisse le ballon sur la gauche du gardien barbu Hachette, très remarqué pour ses sorties suicidaires. C'est enfin l'égalisation ! 1-1. Le moral est désormais dans les chaussettes d'Hachette. 

Les joueurs de la maison d'édition commencent à se crisper, à être plus violents, et à contester systématiquement toute les décisions de moustache (ce qui a le don de l'agacer). Le moustachu au sifflet désormais facile met alors un carton de la même couleur que son maillot (jaune) au gardien suicidaire pour un acte d'anti-jeu. L'homme en jaune offre à chaque contestation d'Hachette un coup franc indirect aux Condors, ce qui est assez généreux de sa part, et permet aux condors de se créer des occasions gratuites. 

Le temps passe. Un corner rentrant de Ludo manque de rentrer sous la barre, mais il est bien dévié par le gardien suicidaire. Rebelote, mais cette fois le corner est raté. L'arbitre ordonne pourtant de le tirer à nouveau. En effet, sur le bord de la touche, une équipe aux couleurs de l'OGC Nice ou Milan AC (rayures noires et rouges) réclame bruyamment le terrain : "nous avons le terrain à onze heures", ce qui provoque un pugilat entre le capitaine bavard d'Hachette, l'arbitre moustachu et les squatteurs rouges et noirs.  Une fois la situation dissipée par moustache ("vous ne jouerez que quand le match sera terminé, il reste 20 minutes de jeu, etc"), Ludo arme à nouveau un corner. Surgissant tel un aiglon au deuxième poteau, Jean-Nicoach surprend tout le monde et glisse une tête à bout pourtant dans le but adverse. Cette tête est non seulement encore plus lente que celle de la semaine dernière, mais en plus marquée du bras. Jean-Nico observe attentivement l'arbitre, lequel, n'ayant pas vu le "brazo de dios", valide le but. Les Condors prennent l'avantage et mènent désormais 2-1 ! ! Magique. 

La fin de la mi-temps est marquée par le siège de la défense condor, laquelle tient merveilleusement, sous l'impulsion de Louis "Sakho" Solanet. Ce dernier lit les intentions des attaquants d'Hachette comme dans un livre et ne laisse rien passer. Il en fait du hachis parmentier. Le score en reste là. Hachette est haché menu, les Condors sont vainqueurs dans leur Nid. L'éclosion du duo Louis / Xavier en défense centrale est un nouveau casse tête pour Jean-Nicoach. Il va être dur de s'en passer. 

Belle victoire des oiseaux latino-américains qui recollent au classement, désormais à un petit point seulement de leur adversaire du jour, resté leader. Les commentateurs optimistes rappellent que l'équipe est invaincue en quatre matchs de championnat et que la saison commence sous les meilleurs hospices. Les commentateurs pessimistes s'alarment sur le nombre de Condors à l'infirmerie. 

Citations : 

Jean-Nico : "J'ai encore marqué de la tête, euh, de l'épaule (du bras NDLR), c'est fou!"

Captain Ben : "un but d'avant centre les gars vous trouvez pas ça dingue?  Je veux jouer avant centre maintenant moi? T'as vu, une montée, un but" 

Ludo : "on pourrait monter plus avec Ben mais on se concentre sur le travail défensif" 

Olive "Prési" Essienne : "ça a craqué les mecs, ça a craqué. Pile le jour de mon retour"

Roberto Carlos : "bon match, je retrouve des sensations"

Humbert : "Louis a été énorme, à replacer tout le monde. Il arrivait même à me rappeler à l'ordre depuis l'autre bout du terrain". 

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SFR brise les ailes du rêve Orange et Noir

13 octobre 2011
par humbert

Sur un terrain stabilisé sablonneux et lointain, les Condors ont pratiqué un football champagne en début de première mi-temps avant de prendre l’eau juste avant la mi-temps.

Tout commence comme dans un rêve.

Comme dans un rêve, tout le monde a trouvé le terrain, pourtant isolé au fond d’une forêt lugubre.

Comme dans un rêve, un arbitre professionnel a la charge de veiller au bon déroulement du match. Personne chez les Condors n’avait vu d’arbitre aussi sérieux de toute leur carrière, sauf la Suisse pour qui « c’est toujours comme ça chez lui ». Ainsi, à l’image de ce qui se fait en ligue des champions, il impose très vite un rituel de serrage de mains cérémonieux aux deux équipes. Tous les joueurs vont alors respectueusement serrer la pince de leurs adversaires. Aucun Condor ne sort ses griffes. Les rapaces croient entendre  (ou fredonnent) l’hymne de la plus prestigieuse des compétitions européennes. Un hymne qui se marie d’ailleurs très bien avec la description du début de la première mi-temps http://www.youtube. com/watch?v=w5Z-XslFYEw.
Comme dans un rêve, les nouveaux maillots condors Orange et Noir sont en laine mais très stylés.

Comme dans un rêve un peu fou, Andres « Dédé » Moreno ouvre la marque très rapidement sur un coup franc lointain. Tellement fou que c’est dur à croire. Et pourtant, contre toute attente, c’est bien Andres, qui, très rapidementouvre la marquesur un coup franclointain. Tout dans cette phrase est tellement dingue que c’est dur à écrire. Certes, le petit gardien de SFR a bien aidé sa frappe un peu molle à rentrer. Au final, Dédé ouvre effectivement la marque très rapidement sur un coup franc lointain. 0-1.

Comme dans un rêve, Antoine Dub est venu jusqu’à Meudon supporter les condors avec sa petite famille. Olive « Prési » Essienne fait la touche alors que nous ne somme que 11 aptes à jouer.

Comme dans un rêve, Humbert double la mise sur un but de génie, prouvant que son numéro de maillot lui va comme un gant. A la suite d’un joli mouvement en triangle Stéphane – Jean-Nico – Ben, Captain Ben se trouve entouré de plusieurs défenseurs à l’entrée de la surface. Après une petite feinte de frappe, il décale le nouveau numéro 10 condor, qui, de l’extérieur de la surface, décoche une balle en cloche piquée qui vient mourir sous la barre. Le petit gardien d’SFR va chercher le ballon au fond de ses filets, dégoûté. Ce but est immédiatement placé unanimement sur la liste des plus beaux buts de l’histoire rapace, en compagnie du retourné merveilleux de Stéphane la saison dernière et de la frappe phénoménale de Olive « Prési » « Essien » Essienne pour le (soi disant) 100ème but condor. 0-2.

Comme dans un rêve, tout le monde est dans son match. Des dégagements autoritaires de Charles, aux une-deux ambitieux de Romain et Laurent, en passant par les talonnades d’Humbert, les fautes de Dédé, les remises de Jean-Nico, les interventions autoritaires de Stéphane face aux gris gris des avants d’SFR, les touches du petit Suisse ou les dribbles de Captain Ben; tout y est.

Comme dans un rêve, Jean-Nicoach vient creuser encore plus l’écart de la tête sur un corner très bien tiré par Stéphane. Coach Jeannot se hisse au ralenti au dessus de la mêlée et parvient à placer la tête piquée la plus lente de l’histoire du football sur la gauche du petit gardien de SFR. Merveilleux ! Comme dans un rêve, Jean-Nico est désormais meilleur buteur de la saison (comme il a été entendu dans le vestiaire, « personne ne le sort du terrain au bout de 10 minutes de jeu, lui »…). 0-3.

Comme dans un rêve, après un début de match de haut niveau, les condors mènent 3-0 sur les terres des troupes télécoms à la trentième minute!

Malheureusement, l’édifice solide construit par le jeu de gala rapace s’écroule assez rapidement comme un château de cartes, et tout finit comme dans un cauchemar.

Comme dans un cauchemar, un cafouillage dans notre surface après un corner discutable se termine par un but à bout portant d’un attaquant télécom. 1-3

Comme dans un cauchemar, les nouveaux maillots condors Orange et Noirs très stylés ont des coutures intérieures qui déchirent les tétons des rapaces.

Comme dans un cauchemar le ton commence à monter entre des rapaces dépités, Jean-Nico essayant de remotiver ses troupes, mais les prenant à rebrousse-plume.

Comme dans un cauchemar, une frappe à raz de terre lointaine roule jusqu’au poteau gauche de Morgan, resté près de son poteau droit. 2-3

Comme dans un cauchemar, SFR égalise. 3-3 juste avant la mi-temps.

Comme dans un rêve, les Condors obtiennent un penalty généreux pour une main dans la surface; mais comme dans un cauchemar le penalty de Romain n’est pas cadré.

Comme dans un cauchemar, l’arbitre siffle la fin du match avant que nous puissions inscrire le but vainqueur.

Les Condors quittent donc le terrain sablonneux « copacabana » sur un match nul 3-3, les tétons martyrisés par les coutures bizarres des nouveaux maillots, et perdent à nouveau 2 points sur un manque de sérieux défensif collectif. C’est rageant mais au final, les rapaces ramènent de Meudon un bon match nul à l’extérieur. Encourageant pour la suite de la saison.


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Une mi-temps de technique, une mi-temps de rage.

23 avril 2011
par admin

Presque un Classico. Les Condors et Tour Eiffel sont deux adversaires qui se connaissent bien déjà. Premier samedi du printemps, ensoleillé, sec, idéal pour un beau match. Et ce ne pouvait pas être autrement vu la prestation des deux équipes.

Les Condors disposent d’un bon effectif, mais avec trois nouvelles importantes: pas de gardien (ils sont en congés payées par le club), ainsi que le capitaine et le buteur de l’équipe, Alex, sur la touche. Il doit tourner lui aussi. Le match s'ouvre donc avec une composition moins courante, mais qui semble très effective en 4-5-1. (Coach J. Nico dans les cages, Xav-Dub, Olive-Christian. Lotfi (cap)-Ludo en récupération, Julien-Stéphane dans les ailes. Dédé Moreno devant et Laurent jouant comme seul attaquant. Compo assez novatrice mais très intéressante.

Dès le début les condors montrent leur domination. Une première mi-temps marquée par de l’envie, un jeu offensif et une maîtrise du ballon propre. L’équipe est ordonnée et propose des alternatives en s’appuyant su un schéma tactique clair : une défense solide, et deux récupérateurs agressifs, mais qui jouent la balle au sol. Il faut dire que L&L Lotfi-Ludo –irréprochables-sont complémentaires dans leur jeu, et font circuler la balle vers l’avant. Ca fait toute la différence car les Condors savent jouer au sol, et moins au jeu aérien. Devant deux ailiers très percutants appuyés par Dédé Moreno qui joue un rôle de 8 très mobile en combinant avec Laurent, ils vont tous faire la différence. 

Dès la 10ème minute une avancée par la gauche, Laurent reçoit et essaye un drible contré par la défense, la balle flotte dans la surface… et Dédé arme une frappe sèche. Le gardien touche la balle de la pointe des doigts, elle percute contre le poteau, le dos du n°1 et elle sort finalement. Un arrêt digne de la Champions League. Quelques occasions concrètes mais surtout du beau jeu : Les condors montrent leur technique. Ils ont montrent qu’ils savent faire tourner la balle, qu’ils peuvent développer des phases offensives à 6 ou 7 touches, qu’ils savent arriver à la surface intelligemment. Tour Eiffel n’a pas d’occasions, il subissent le jeu rapide des noir et orange. Densifier le milieu paye bien, des combinaisons devant offrent des ouvertures aux ailiers. Match nul mais une mi-temps techniquement très claire. Les Condors sont confiants, il y a de la place.

Cependant la deuxième mi-temps va basculer dans le sens de Tour Eiffel. Non seulement l’adversaire revient motivé, mais les Condors font un changement qui va être déterminant. Lotfi, un des meilleurs de la première partie, irréprochable, guerrier, jouant le rôle de capitaine… doit se sacrifier pour faire les changements. Le schéma tactique perd son équilibre. Malgré son bon match Ludo se retrouve seul a récupérer. Charles prend le côté droit, Julien sort temporairement. Le milieu perd la balle, elle circule maintenant du côté de Tour Eiffel. Et c’est à la 52ème minute dans un corner, personne ne saute ni gêne l’adversaire qui met un coup de tête au côté opposé du gardien. 1-0 très tôt, pas mérité. A la première occasion de Tour Eiffel. Coup dur, mais il reste encore du temps. Mais le but active Tour Eiffel, qui revient en force et commence à faire des attaques plus constantes. Les condors, avec la pression de revenir dans le score montent leurs lignes : ils prennent un risque. Les condors sont dessus mais 10 minutes plus tard une contre attaque est lancée… une balle dégagée par Tour Eiffel rebondit au milieu du terrain, passe au dessus de la défense et J.Nico sort bien loin de ses cages pour essayer de l’arrêter mais il est loin et il peut rien faire… il est lobé par l’attaquant. 2-0 à la 60ème. Coup très dur cette fois ci.

Le match devient très ouvert, les deux équipes écartent ses lignes : Tour Eiffel car ils sont maintenant confiants et vont plus à l’attaque, et Les Condors qui poussent devant mais sans ordre, ils doivent garder la ligne de défense centrale basse pour freiner le jeu de l’adversaire. C’est alors du côté des ailes que le miracle se produit. Soudain Olive, enragé, courageux, récupère une balle dans son camps et la pousse devant par la bande droite dans une course de 30 mètres. Contre attaque mais il est seul. Personne pour venir assister… seulement Laurent approche la surface mais il est loin encore. C’est alors qu’Olive avec toutes ses forces, sans regarder, arme un centre puissant à mi-hauteur. Le défenseur devance le gardien et se jette le pied dans l’air pour contrer la balle… mais il la met dedans. Tellement puissante cette balle… c’est le 2-1 et le retour de l’espoir pour les condors. Célébration avec rage, il faut se booster.

C’est alors que les condors reviennent la tête dans le match. Mais ils restent 25 minutes. Le jeu reprend, les actions se multiplient. Stéphane et Charles exploitent bien les ailes mais n’arrivent pas à centrer. Ludo en 6, fait un excellent match et fait tourner la balle. Il a tellement des ballons et distribue tellement bien que les journalistes se mettent debout, les caméras sont toutes sur lui. Les chasseurs de têtes argentins commencent à se demander qui est ce jeune talent?. C’est à ce moment que Dédé Moreno s’approche et lui réclame de faire tourner moins vers les côtés -car l’équipe n’arrive pas à sortir la balle de son camps- et d’aller plus vers l’avant, donner des balles offensives. Dédé, Laurent et Humbert –qui rentre en puissance- combinent devant à une touche et apparaissent les occasions. Une avancée côté droit, une frappe de Charles qui part dans les mains du gardien. La stratégie paye, mais ce n’est pas suffisant. Plus que dix minutes et Tour Eiffel se sentent déjà gagnants. A ce moment Charles reçoit une balle côté droit. Sans distance pour contrôler, il fait un grand pont et se retrouve à droite de la grande surface, où il reçoit un coup de pied. L’arbitre siffle, il se met devant pour frapper. Dédé traverse 20 mètres et demande la balle… plus qu’une chance et c’est son dernier match de la saison.

Trop à droite pour frapper au but, il faut centrer. Il cherche ses attaquants mais à très peu de la fin, la surface de réparation ressemble plutôt à une pluie de poissons. Stéphane, plus en retrait lui fait alors un geste. Personne ne l’a remarqué, sauf Dédé qui lui fait comprendre avec un regard qu’il l’a vu. Il est à l’entrée de la grande surface, tout seul.

Dédé arme sa frappe et met un gant sur sa chaussure jaune à la Juninho ou à la façon de Xavi. Alors que tout le monde s’attendait à un centre vers l’avant, il met une balle en retrait exquise et tendue, qui traverse toute la surface. On dirait une action préparée aux entraînements du Barça. Personne n’a bougé. On voit tourner les têtes des joueurs en ralenti, ils regardent tous Stéphane, qui reçoit la balle dans l’air et sans la laisser rebondir, dans une démonstration de technique parfaite, sort une frappe de volée sèche et directe dans la lucarne gauche du gardien: But d’anthologie. Même les condors tardent à célébrer… ils n’en reviennent pas tellement le but est sublime. Hystérie totale et tous les joueurs se balancent sur stéphane. Juste mémorable.

Les Condors veulent gagner le match maintenant, mais les dix dernières minutes passent très vite. Tour Eiffel n’y croit pas ses yeux. Il n’a plus rien à faire, c’est un match à égalité après avoir mené 2-0. Ce match laisse beaucoup des leçons aux condors… de persévérance, du poids du schéma tactique, de confiance pour construire du jeu, de l’importance de mettre la balle au sol. De la technique ou de la rage… les Condors savent retrouver leur fierté.

C’était Dédé Moreno sous le soleil Maltais, pour les condors qui lui manquent tellement.

Quelques « perles » dans les coulisses :
Olive : « L’arbitre a-t-il noté mon numéro ? Il m’a donné le but ? » (rires derrière) ;)
Alex : « C’est ignoble que je sois dehors ! » (rires derière) ;)
Dédé : « Ludo, tu fais un très beau jeu… pour la télé ca doit être super, mais il faut attaquer ! »
Ludo aux journalistes: « Putain Dédé a pleuré tout le match, pire qu’Alex ! »
Dédé encore : « Ludito…Donne-moi UNE seule balle s’il te plaît ! ».
A stéphane : « Merci pour ce cadeau »
Lotfi : « Je me suis sacrifié pour l’équipe » (la prochaine fois tu te sacrifies et tu restes sur le terrain !)
Humbert : « Jean Nico j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle : Je suis en TRES bonne forme, -et la mauvaise ?_ Je suis TRES en retard ! »

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Les Condors méritaient mieux

26 mars 2011
par admin

Le match aller contre Hosp. Course avait bien mit fin à une série de défaites, mais ce ne fut qu’un match nul : la revanche s’annonçait difficile. Match retour donc contre la troisième équipe du championnat, les Condors se déplacent jusqu’au stade Youri Gagarin… qui porte bien son nom, d’où la proximité de Sartrouville…

Mais les conditions ne seraient pas faciles pour cette équipe des Condors. Tout d’abord un effectif réduit : pour la première fois dans le championnat, seulement onze joueurs étaient convoqués à cause de plusieurs déplacements et certaines blessures. Il fallait se battre. Seulement une deuxième difficulté alourdirait la tâche : un des deux gardiens officiels devait faire ses preuves sur le terrain, et Dédé blessé aux adducteurs avait été convoqué en urgence. 

Cependant, les choses iraient bien plus loin. L’arbitre a imposé dès le début du match une sanction qui pèserait lourd pour l’équipe noire et orange: n’ayant pas un effectif suffisant pour disposer d’un arbitre de touche, les Condors devaient jouer à 10. Trois circonstances cumulées… il semblait que l’équipe devait se battre à 9 et demi, sur un terrain très gras, boueux, encore lourd. 

Jeff dans les cages, Lotfi et Christian en défense centrale, Olivier et Stéphane comme latéraux. Ce fut une défense très solide avec un remarquable travail de tous les joueurs derrière. Au milieu du terrain, Jean-Nico a pris la récup' avec Ludo, qui revenait depuis un arrêt provoqué par sa blessure aux tendons. Et là il faut dire que le travail de pressing, contention et récupération, fut décisif. Les ailiers, Eric et Andres, font un travail d’appui, maintenant la ligne de défense, et essayant de créer spontanément des occasions de but. Eric, très concentré, fait un travail d’aller-retour important. Quant à Dédé, ne pouvant pas courir et risquant une blessure plus grave, sachant en plus qu’il n’est même pas l’ombre du mythique Beckenbauer qui à joué une demi finale de coupe du monde avec un bras cassé, sa présence sur le terrain était plutôt un effet de distraction pour l’adversaire qu’un joueur en plus. Alex jouerait tout seul en attaque, libre et en même temps seul devant… rien n’était gagné.

Mais cette composition défensive, et à dix… allait se montrer aussi solide que efficace. Dans les premières minutes la possession de balle  partagée, voire par certains moments les Condors développeraient du jeu.. .avec difficulté à cause du mauvais état du terrain. Devant cette compo appliquée, concentrée, physiquement présente, Hosp Course ne générerait pratiquement aucune occasion concrète de but. A remarquer un impeccable travail en défense, et un solide milieu avec Jeanno et un Ludovic enragé qui se montrerait décisif. Coups d’épaule, tâcles, parfois des fautes nécessaires… ca déséquilibrait l’adversaire au point de susciter quelques émotions déplacées qui caractérisent cette équipe de Hosp. Course. Ils ne trouveraient pas la voie pendant 40 minutes… ce sont les condors qui éclaireraient le chemin.

4 minutes avant la fin de la première mi temps, dédé fait une passe trop courte derrière qui reste dans un vide entre l’attaque et le milieu de l’adversaire. Stéphane combine avec Christian qui, dans un élan lucide, met la balle vers l’avant et fait un sprint de 30 mètres sur la bande gauche, mettant dans le vent un homme et faisant la passe au dernier instant à Alex. Avec deux défenseurs sur lui Alex drible une fois, une deuxième mais elle touche un défenseur qui n’arrive pas à contrôler le rebond… c’est Alex qui profite pour avancer jusqu’à l’entrée de la surface, et sort une frappe sèche au pied du poteau, la balle dessinant une courbe tellement belle que même le gardien qui fait 1.90 n’arrive pas à comprendre ni à toucher. Superbe exploit… Les Condors s’imposent 1-0 avec 10 hommes..la fin de la première mi-temps arrive.

A la mi temps un dilemme se pose, …dilemme qui irait changer le cours du match. Ludo qui commence à souffrir la douleur, ne semble pas pouvoir finir le match. Mais on a besoin de lui quelques minutes. L’arbitre n’accepte pas de faire un changement d’arbitre de touche en cours de match.. -pour le coup Morgan- qui étant déjà sacrifié … devra faire maintenant son sacrifice comme joueur et remplacer Ludo en récup, tâche très difficile pour un gardien qui n’est pas du tout habitué. Les choses changeraient au bout de la 50 ème minute. Une balle aérienne depuis le milieu du terrain, atterrît sur l’attaquant qui contrôle bien et met le premier but pour Hosp Course. Un peu de chance et une part de déconcentration. Les condors ont lutté mais ça n’a pas suffit. L’infériorité numérique commence à se sentir sur les jambes. Le milieu du terrain connaît la fatigue, la défense lutte encore. Mais le deuxième but arrive. Une balle aérienne à nouveau, Christian met la tête mais ca part vers l’arrière… jeff qui n’arrive pas sortir à temps.. et l’attaquant (qui ne l’était même pas, et qui avait 50 ans) frappe tout seul à 1m du gardien.

Les condors ont un peu perdu le morale. Confusion, engueulades, disputes par le mauvais arbitrage…l’équipe est tombée dans le jeu qui caractérise bien Hosp. Course. Plus rien à faire, sans jambes, comme des guerriers mais sans moyens, Alex épuisé après une première mi-temps excellente dans laquelle il a même fait un course de 30 mètres jusqu’à la surface dans un exploit défensif. Les minutes ont été longues… et le coup de siffle final annonça une défaite que l’équipe ne méritait pas.

Beaucoup de leçons à tirer… mais il est important de remarquer également les progrès. On a vu retrouvé un esprit d’équipe dans l’adversité, une cohésion, qui s’est traduit par une équipe soudée. La base commence à se construire… le jeu est à développer et ils manquent surtout ces points pour remonter le morale. Car les Condors méritaient mieux.

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