L’ami du Condor le vendredi soir: « Pourquoi tu pars déjà? Il n’est que minuit et en plus du bois de l'eau depuis le début de la soirée (sic)… »
Le Condor : « Ben en fait, demain je dois me lever à 7h du matin pour aller me prendre une branlée au foot à Sartrouville sur un terrain gras et bosselé… »
L’ami du Condor : « … »
La réponse est pourtant en français, elle est incompréhensible par le commun des mortels… Il faut être un Condor pour la saisir.
C’est à 8h à la Porte Maillot que le rendez-vous est donné. Et oui, le voyage à Sartrouville, « magnifique » bourgade du nord-est des Yvelines, va se faire en voiture… En effet, en transports publics, il fallait partir la veille pour y arriver à l’heure. Le coach étant à Nice, son assistant ayant été blessé dans un duel avec son cousin quelques semaines auparavant, c’est Dédé Moreno qui sera le coach pour se match. Le Francisco Maturana des Condors est déjà dans son match ! Après avoir griffonné la tactique et la compo du jour sur un bout de table du bar Le Maillot, tout est fin prêt… Tout le monde est là, on peut partir. Tout le monde, sauf un incorrigible Gaulois qui arrivera 30 minutes en retard décalant le départ de certains. Par respect pour sa réputation déjà entachée par son retard de la semaine dernière, nous tairons son nom.
Romain et Gaël étant déjà sur place, c’est au compte-goutte que les joueurs arrivent dans ce splendide complexe Youri Gagarine.
Vêtus de leurs habits de lumières (noir et orange), nos valeureux rapaces peuvent commencer l’échauffement de manière un peu anarchique. Morgan prend alors les choses en main jusqu’à l’arrivée du coach du jour parti avec la voiture balais. Les joueurs bien échauffés, Andres réunit alors tout le monde pour donner ses consignes et la composition. Certains entraîneurs utilisent le tableau noir, d’autres le blanc, certains font des dessins, Andres a choisi d’innover. Il dispose les licences (ou vignettes Panini) sur le terrain peu aidé par la boue et le vent… Un grand moment. Sur le fond, les consignes sont claires : Verrouiller derrière les 15-20 premières minutes en densifiant le milieu et en privilégiant les tâches défensives de chacun. Le 4-5-1 devait ensuite suivant l’évolution du match se transformer en 4-4-2. C’est donc avec un stoppeur d’expérience (Dub remplacé 1min avant le début du match par Ludo), un libéro physique (Arnaud) deux latéraux vifs (Stéphane et Eric), deux milieux récupérateurs de métier (Ben et Nico), deux ailiers avec des consignes défensives mais percutant offensivement (Diego Arango et Romain), un numéro 10 dépositaire du jeu (Diego Arcinegas) et une pointe devant porter la responsabilité offensive presque seul (Gaël). Dub, Oliv’ et Urbano sur la touche offrant au coach de nombreuses solutions.
Le match commençant, la défense décide, contrairement aux consignes du coach, de mettre Arnaud au marquage et Ludo comme dernier défenseur. Ce cafouillage se paye cash ! La défense qui remonte le terrain pour jouer le hors-jeu, se fait prendre de vitesse sur une contre-attaque rapidement jouée par nos hôtes du jour. 1-0 après moins de 15 minutes.
Ce début de match est compliqué pour les Condors. Outre une défense peu organisée, nos joueurs dans l’axe se marchent un peu dessus, la possession de balle est nulle, les passes ne s’enchainent pas et Gaël se sent bien seul devant… Andres l’a bien vu et fait les remaniements tactiques qui vont bien. Dub rentre pour Ludo avant qu’Arango ne sorte pour Urbano. La formation passe alors à un 4-4-2 plus classique. Urbano récupère sa place de 10, Diego Arcinegas récupère sa place sur l’aile droite, Romain récupère sa place en pointe au côté de Gaël et Nico récupère lui le marquage de leur ailier droit (le 25). Tâche ingrate pour Nico qui s’y colle sans rechigner et avec maîtrise laissant ces velléités offensives de côté. L’équipe est mieux en place, mais reste dominée physiquement et dans le jeu. A noter la belle frappe de Gaël à 18 mètres bien claquée par le gardien. Seule occasion pour les noirs et oranges à se mettre sous la dent en première mi-temps.
Après la pause, Oliv’ rentre comme latéral droit. Stéphane monte d’un cran et Diego Arci’ remplace Nico qui a bien bossé à gauche. Petit à petit. Eric décale plus sur le côté, laissant à Dub le marquage de son attaquant et libérant un peu le feu follet colombien de ses tâches défensives. Les Condors se créent plusieurs actions mais elles sont à chaque fois stoppées nettes par la scandaleuse mauvaise foi du chef de gare – juge de touche de l’adversaire du jour. A noter également le talent certain de plusieurs joueurs de Hosp. Course pour feinter la mort à la moindre touchette en zone dangereuse.
C’est alors que les Condors commencent à être un peu plus dangereux que le coup de massue arrive. A la 75ème, Sur ballon arrêté, l'équipe rivale lance une frappe haute qui fait un arc, alors que personne n'arrive à mettre la tête, le 25 adverse passe devant Eric en frôlant le ballon qui descend lentement, touche le poteau et rentre doucement.. Ni Morgan, ni Eric n’ont réagit, perturbés par le bon travail du 25. Un but à oublier…
Alors que certaines actions initiées par Arango rentré plus tôt pour Romain, Arci’, Urbano ou Gaël avortent, nos adversaires du jour contre-attaquent rapidement prenant notre défense une nouvelle fois de vitesse. C’est sur l’une de ces contre-attaques que le 18 réussit un joli lob à 20 mètre. Morgan ne peut rien faire. Alors que le panneau d’affichage d'un autre temps indique 0-5 pour les visiteurs, c’est bien 3-0 pour l’ASCHC. Le score ne bougera plus.
Les Condors n’ont pas démérité et ont fait le job. Mais le score final reflète bien la physionomie du match, tant les noirs et oranges ont été dominés physiquement, dans les duels, en vitesse mais aussi dans le jeu.
Hormis les quelques points cités plus hauts, la rencontre s’est déroulée dans une bonne ambiance et nos adversaires du jour étaient relativement correctes par rapport à ce qu’ils nous avaient habitués par le passé.
Le (s) Con(s) d’or : Les Condors c’est environ 25 joueurs donc un « big-up » à Ludo sorti à la 15ème minute pour ne plus rerentrer, Andres pour avoir endossé le rôle du coach et juge de touche, Pierre, Louis et Charles L. laissés au repos ce jour
Eric LA SUISSE